Le SIDA (Syndrome d’Immuno Déficience Acquise) est une maladie qui a fait son apparition au début des années 80. En quelques décennies, elle s’est propagée de manière vertigineuse, touchant aujourd’hui plus de 15 millions de personnes dans le monde. Selon le rapport de 2008 de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l’Afrique sub-saharienne représente les ¾ du chiffre sus évoqué. Le Cameroun enregistre à cet effet un taux de prévalence du VIH/SIDA de 5,5% dont la classe d’âge est comprise entre 15 et 49 ans. En ce qui concerne la jeunesse dont l’âge varie entre 15 et 24 ans, le taux de prévalence est de 1,2% chez les jeunes hommes et 4,3% chez les jeunes femmes. Une telle situation ne saurait laisser indifférent le gouvernement de la République ainsi que tous les acteurs impliqués dans la lutte contre cette pandémie à l’instar de l’ONG ASSEJA.
Dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des enfants et groupes défavorisés dans les quartiers bénéficiant de son appui, ASSEJA mène des activités de lutte contre le VIH/SIDA depuis 1994 à travers des actions orientées vers les populations en général et les jeunes en particulier. En effet, le SIDA est à la foi une cause et une conséquence du niveau de vie précaire de ses cibles. Mener des actions contre cette pandémie a permis à l’ASSEJA, grâce à de nombreux projets et programmes de contribuer en collaboration avec d’autres partenaires à l’amélioration, la prévention et la réduction de cette maladie au sein de la population.
Campagnes de dépistage VIH/SIDA
Les campagnes de sensibilisation publiques : ce sont des animations faites sur le terrain par une équipe constituée d’animateurs, de personnes ressources, du personnel médical et des artistes dans le but d’informer et d’éduquer publiquement un maximum de personnes sur le VIH/SIDA. Il s’agit d’une occasion pour les populations de se faire dépister de manière gratuite et volontaire.
Causeries éducatives et les sessions avec les jeunes : sont des rencontres ciblées organisées dans l’optique de parler ou de réfléchir sur un cas précis à l’instar du SIDA. Ces causeries et sessions ont davantage été orientées en milieu jeune.
La production des livrets et rédaction des articles : Des manuels en français fondamental et des publications ont été produits dans l’objectif d’informer, éduquer et de sensibiliser les jeunes sur le VIH/SIDA.
Séminaires : Des séminaires de formation et /ou résidentiels avec les jeunes se sont tenus dans l’objectif de renforcer les capacités des jeunes, de les sensibiliser et de les former pour la prise en compte de toutes mesures ou des difficultés liées au VIH/SIDA.
Les émissions radio et télé : Elles ont permis de sensibiliser, informer et d’éduquer un grand nombre de personnes dans toute l’étendue du territoire.
Les sketches : Ce sont des formes de sensibilisation récréatives. Ils font rire pendant que le message passe. Ils impliquent les jeunes dans l’action de sensibilisation.
Les entretiens, conseils, écoutes aux parents : Des causeries ont été menées avec des parents dans l’intention de réveiller leurs consciences sur la parenté responsable afin qu’ils veillent sur leurs enfants, les conseillent et les éduquent sur la pandémie du SIDA.
Le suivi et la prise en charge des OEV et des personnes infectées : Un accompagnement nutritionnel, sanitaire des personnes infectées au virus du SIDA a été mené. Cet accompagnement a aussi permis aux orphelins et enfants vulnérables (OEV) de poursuivre leurs cursus scolaires pour d’aucuns, et les autres d’apprendre un métier.
Au cours de la décennie écoulée, ASSEJA a collaboré avec plusieurs organisations sur la question du VIH/SIDA. Ce sont : ACMS (Association Camerounaise pour le Marketing Social), IRESCO (Institut pour la Recherche, le développement socioéconomique et de la Communication), RECAP+ (Réseau Camerounais des Personnes Vivant avec le Virus du SIDA) et d’autres réseaux de PVVIH.
Sur le plan logistique : ASSEJA a bénéficié des documents de sensibilisation (magazines, affiches) et des préservatifs, lesquels ont été distribués pendant les campagnes, mais également de l’appui des personnes ressources (PVVIH) pour des témoignages publics lors des sensibilisations publiques.
Au plan sanitaire : les personnes infectées ont été orientées dans les hôpitaux et des centres de prise en charge des PVVIH (hôpital central, hôpital de la cité verte, hôpital protestant de Djoungolo, hôpital d’Ambam, hôpital de Bonassama, etc.)
Le projet AERY a réalisé :
Le projet AGVDEL a réalisé :
Le projet ARJO a réalisé :
Programme ICOGESPUR (toujours en cours) a réalisé :
APRESIDA a permis quant à lui de réaliser :
Le PNS OEV a permis une identification, une prise charge et un appui multiforme, en collaboration avec le Ministère des affaires sociales et le Ministère de la santé de 432 OEV dans la Mvila en 2007 et 864 dans les départements de la vallée du Ntem, et de la Mvila en 2008 et 2009.
Le projet de mobilisation de la Société civile dans la lutte contre le VIH/SIDA, le Paludisme et le Tuberculose au Cameroun/CARE A permis de prendre en charge 418 OEV dans le département de la Mvila et 427 dans la Vallée du Ntem en 2010.
La prestation UNICEF-MINAS sur la prise en charge des OEV à Ebolowa a permis la prise en charge de 420 OEV.
Le mérite reconnu à l’ASSEJA comme l’ONG camerounaise de l’année 2008 est focalisé autour de nombreux projets et programmes dont le volet VIH/SIDA a permis de travailler avec les jeunes et les couches vulnérables en collaboration avec ses nombreux partenaires. Il s’agit entre autres de projets propres et de projets partenaires :
Appuis aux orphélins et autres jeunes vulnérables