Les ONG sont comme tout le monde le sait, des Organisations Non Gouvernementales. Elles sont apolitiques et à but non lucratif. Mais leurs actions sur le terrain sont la continuité des fonctions régaliennes de l’Etat.
Selon la loi N° 99/014 du 22 décembre 1999 sur les ONG au Cameroun, le Gouvernement a fait plusieurs promesses telles que les subventions et les exonérations pour l’achat de certains matériels de travail par les ONG. Cependant, la réalité vécue au quotidien par les ONG est entachée de quelques frustrations. Parfois même, l’obtention de l’agrément en tant que ONG est tellement compliquée que plusieurs structures menant des activités concrètes sur le terrain depuis plus d’une dizaine d’années sont contraintes de demeurer dans le statuts des associations.
Devant ce tableau peu reluisant, les quelques ONG Agréées du Cameroun se sont réunies pour créer une association dénommée CONGAC : Collectif des ONG Agréées du Cameroun, ayant pour but principal de mener des actions de Plaidoyers et de Lobbying afin de défendre l’intérêt général des ONG.
Cette réflexion va en droite ligne avec les objectifs du PASOC (Programme d’Assistance à la Structuration de la Société Civile au Cameroun) qui milite dans l’appui à la structuration de la société civile dans notre pays.
Une fois mise officiellement en place, le CONGAC va œuvrer pour que non seulement les autres ONG puissent obtenir leur agrément, mais aussi pour que certains de leurs Droits soient vraiment pris en compte par le Gouvernement.
En tant qu’association, le CONGAC s’est donné des objectifs :
La réunion du 13 Juin dernier avait pour objet d’examiner et d’adopter les statuts de l’association puis de mettre en place les organes dirigeants du CONGAC. Les ONG agréées présentent à cette réunion étaient : ASSEJA, ARC-EN-CIEL, CAES, CAFOR, CAMNAFAW CANADEL, FESADE, MIPACAM, ODECO, OFSAD, PESSAF.
Mais pour la phase de lancement, il y a déjà une adhésion de 24 ONG. Le bureau sera mis en place dans les prochains. Tout l’espoir est que ce collectif puisse être puissant, fonctionnel et défendre valablement les causes et intérêts des ONG pour que celles-ci à l’instar des organismes de la presse privée puissent avoir accès au financement des immenses programmes d’activités de développement qui sont menés chaque année dans notre pays.