Les acteurs de la société civile se sont retrouvés une fois de plus pour chercher des voies et moyens sur la question du financement du logement social.
Dans le cadre de la journée internationale de l’habitat dont le thème retenu cette année était « planifier notre avenir urbain. » le Groupe Plaidoyer Habitat Cameroun (GPHC) n’a pas failli à sa mission, celle d’interpeller les acteurs sociaux sur la question du logement social au Cameroun. C’est ainsi qu’il a organisé, le mercredi 06 Octobre 2009 à l’hôtel Mansel, un atelier de réflexion sur le financement du logement social au Cameroun.
Cet atelier fait suite aux précédents ateliers et séminaires tenus dans le cadre du plaidoyer et lobbying auprès des pouvoirs publics et les autres organismes nationaux et internationaux pour l’amélioration de l’habitat. Les participants issus des institutions publiques et du secteur privé ont pu échanger sur les possibilités de mise en place d’un dispositif de financement du logement social. Le FONALOS (Fonds National du Logement Social) devrait permettre à toutes catégories sociales, surtout les couches défavorisées d’accéder à la propriété foncière et à un logement décent.
Sur la question du financement de ce fonds, les pistes hypothétiques ont pu démontrer que l’Etat prélève certaines taxes sur les matériaux de construction, les grands travaux et même les services tels que l’eau, l’électricité ou le téléphone. Ces taxes pourraient être reversées au fonds du logement.
La proposition de mettre sur pied un fonds s’est appuyée des expériences à succès enregistrées au Mali ou au Maroc. Son application devrait peut-être s’attarder sur les garanties afin de ne pas reproduire les limites des fonds locaux. Le Fonds National du Logement Social devrait en plus créer une émulation en fixant un taux d’intérêt accessible aux populations défavorisées. La réflexion va se poursuivre avec les pouvoirs publics, le ministère du développement urbain et de l’habitat notamment, pour la faisabilité du FONALOS. Wait and See comme disent les Anglais.